Économie écologique

Auteur : Bartosz Bartkowski | 18 Décembre 2016  
Supervision et révision académique : Prof. Dr. Irene Ring  
Traduction française : Adrien Guisan et Martin Dupont 

1. Éléments fondamentaux  

L'idée centrale de l'économie écologique est que l'activité économique humaine est contrainte par des limites absolues. Ces limites, toutefois, ne sont pas entièrement fixes, étant donné qu'elles sont co-déterminées par : (1) des 'frontières planétaires' (fixes) (Rockström et al. 2009); mais aussi (2) des facteurs sociaux (dynamiques) comme les valeurs, les institutions etc. L'économie est donc vue comme un sous-système englobé dans les plus grands systèmes que sont la société et la biosphère. L'accent mis sur la pertinence des lois de la thermodynamique pour la science économique est au cœur de cette vision, vitale depuis les fondations historiques de l'économie écologique comme en témoigne l'ouvrage pionnier de Nicholas Georgescu-Roegen The Entropy Law and the economic Process (1971). Dès lors, l'économie écologique se focalise, comme le fait aussi la théorie néoclassique, sur des questions d'efficience et d’allocation, mais, à l’inverse de cette dernière le fait en vue de rabaisser et non d’étendre l’échelle de la consommation matérielle (le ‘material throughput’ – voir section 2). De plus, d'autres enjeux sont mis en avant : les institutions, les relations de pouvoir, l'incertitude et l'ignorance. Dans ce contexte, les interactions entre l'économie, la société et l'environnement sont analysées tout en gardant à l'esprit l’objectif d'une transition vers la durabilité.  

Bien que la limite absolue du rendement des ressources soit l'idée principale sous-jacente à l'économie écologique, il y a d'autres 'postulats fondamentaux' (“core beliefs”) (Røpke 2005) plus ou moins acceptés sur lesquels différents représentants de l'économie écologique mettent différents accents. Ceux-ci sont :  

  • Les problèmes environnementaux comme le plus grand challenge rencontré par les sociétés modernes ;   

  • Une forte insistance sur la durabilité ;  

  • Une pluralité de méthodes, de valeurs, etc. ;  

  • Une compréhension port-normale de la science et de la transdisciplinarité ;  

  • Une perspective systémique, holiste ;  

  • Un accent sur les questions distributives (autant intra- qu'intergénérationnelles) ;  

  • Une reconnaissance de la valeur intrinsèque de la nature.   

2. Termes, analyse et conception de l'économie 

L'économie écologique conçoit l'économie comme un système ouvert intégré dans les plus grands systèmes que sont la société et la biosphère. L'activité économique est contrainte par la capacité de charge de la biosphère, c’est-à-dire son aptitude à soutenir un flux de matières premières (‘material throughput’) également appelé métabolisme social, qui représente la somme des ressources naturelles utilisées dans les processus de production humains et nécessaire pour soutenir l'activité humaine. La plupart des économistes écologiques souscrivent à la perspective de la durabilité forte, c’est-à-dire le postulat que le capital naturel n’est substituable par d'autres formes de capital que d'une manière très limitée. Les stocks essentiels, non-substituables de capital naturel sont appelés le capital naturel critique (CNC). Son existence mène à l'affirmation qu'il y a des limites inhérentes à la croissance observée dans les économies humaines. 

En économie écologique, il est souvent présumé que notre savoir concernant à la fois les systèmes naturels et les systèmes sociaux (ou vu ensemble, les systèmes sociaux-écologiques) est intrinsèquement limité, de sorte que nous faisons face à de l'incertitude, voire à de l'ignorance concernant les interactions et processus pertinents. Cela conduit à insister sur des concepts tels que la résilience (la faculté d'un système à rester dans un même état malgré des perturbations) ainsi que le principe de précaution ou que des standards minimums de sécurité (les deux concepts mettant en avant la nécessité de minimiser le risque d'actions potentiellement désastreuses).  

Bien souvent, la partie non-humaine de la nature est présentée comme capital naturel, un stock de ressources dont la société dérive un flux de services écosystémiques. Cependant, la nature instrumentale, anthropocentrique et essentiellement réductionniste de ce concept a été à multiples reprises débattue au sein de la littérature concernant l'économie écologique. Les économistes écologiques soulignent également l’importance des services écosystémiques culturels, comme l'esthétisme, la récréation et d'autres usages 'non-matériels' similaires ; ces derniers sont souvent sous-représentés dans les autres perspectives économiques (Chan et al. 2012).

L'approche analytique des économistes écologiques est holistique et pluraliste. Premièrement, elle adopte une perspective systémique, approchant les processus écologiques et économiques du point de vue des systèmes, et moins des individus. Ces systèmes sont autant les écosystèmes naturels que la société et ses institutions. Deuxièmement, cette analyse embrasse un pluralisme de méthodes, d'approches et de valeurs, bien que l'étendue du pluralisme qu’il faille admettre soit débattue (voir plus bas) Concernant les valeurs, l'incommensurabilité (le fait que les valeurs concernées ne peuvent pas être réduites à une mesure commune) est un défi controversé, les problématiques principales étant de savoir jusqu’où l'incommensurabilité s’étend et comment y faire face.

3. Ontologie

L’élément basique de l’ontologie de l’économie écologique est l’idée que les ressources naturelles et la capacité d’absorption des déchets par les écosystèmes sont absolument limitées. Au niveau planétaire, la perspective est celle d’un système fermé. En rapport avec cela, la plupart des économistes écologiques soutiennent la perspective de la durabilité forte, autrement dit ils doutent du fait que le capital humain puisse remplacer le capital naturel de manière significative. Cela a été notamment exprimé par Herman Daly à l’égard des différences entre l’économie néoclassique et l’économie écologique concernant leurs visions pré-analytiques : alors que l’économie mainstream voit le processus économique comme un flux circulaire fermé (réalité dépeinte dans plusieurs manuels d’introduction), l’économie écologique voit l’économie comme intégrée dans la biosphère, y puisant des ressources naturelles et y émettant diverses formes de pollution.   

L’économie écologique a une vue plus large de la nature humaine que l’homo economicus de l’économie néoclassique ; par exemple, la première inclut dans ses analyses des réflexions venant des sciences comportementales et de la psychologie sociale. Dans le domaine de l’évaluation économique de biens environnementaux, cela mène à questionner la notion selon laquelle les êtres humains auraient des préférences prédéfinies, et cela même concernant des problèmes environnementaux complexes. Au contraire, l’économie écologique postule que les préférences sont formées par des processus sociaux délibératifs (‘économie écologique délibérative’).

L’économie écologique adopte une vision holistique du monde, qui accentue davantage les dynamiques sociales et écologiques. Les groupes et les systèmes ne sont pas que de simples agrégats, ce sont des entités complexes avec leurs caractéristiques et propriétés comportementales spécifiques. Bien que des analyses statiques ne soient pas complètement absentes de l’écologie économique, le point focal est plutôt sur la dynamique, ou les aspects dynamiques et le changement.  

4. Épistémologie

L’économie écologique est basée sur une compréhension post-normale de la science. Cela veut dire que l’intérêt principal des scientifiques n’est pas seulement de comprendre le monde qui nous entoure (‘la vérité’), mais également de s’attaquer à des problèmes spécifiques auxquels la société fait face, particulièrement ceux concernant la durabilité (‘les solutions’). Les points qui suivent sont des postulats clés de l’épistémologie de l’économie écologique : 

  • Les relations entre les systèmes socio-économiques et écologiques sont complexes et impliquent de nombreuses incertitudes 

  • Nous faisons face à de l’incertitude voire de l’ignorance concernant les processus et interactions pertinents dans les deux systèmes. Nous employons donc des approches empiriques et dépendantes du contexte.   

  • L’incertitude, la myopie et d’autres externalités réduisent considérablement l’utilité informationnelle des prix du marché.   

  • Les valeurs sont contestées, pluralistes et potentiellement incommensurables, ce qui nécessite un engagement actif des sciences avec les acteurs c’est-à-dire de la transdisciplinarité.  

Etant interdisciplinaire par essence, ainsi que fortement influencée par la biologie, la science climatique, la physique et d’autres sciences naturelles, l’économie écologique a une forte inclination pour la vérification empirique des théories et des hypothèses, fondée sur une approche modérément falsificationniste de la science.   

5. Méthodologie 

Puisque l’économie écologique est explicitement interdisciplinaire dans son approche générale, elle s’appuie sur un large éventail de méthodes. Celui-ci inclut d’une part des méthodes ‘conventionnelles’ partagées avec l’économie environnementale et l’économie des ressources naturelles néoclassique comme l’analyse coûts-bénéfices, l’évaluation économique, la comptabilité économique et environnementale, l’analyse input-output et l’analyse économétrique. Mais il comprend d’autre part des méthodes plus ‘hétérodoxes’ comme l’analyse multicritères, l’évaluation monétaire délibérative, l’analyse du cycle de vie, les méthodes qualitatives, l’économie du bonheur et l’évaluation environnementale intégrée. Le choix des méthodes sera dépendant du contexte et de la question de recherche. Les méthodes mixtes sont également assez courantes, puisqu’il est largement accepté que certaines méthodes (p.ex. la valuation économique) ne peuvent offrir qu’une information fragmentée qui doit être complétée à l’aide d’information provenant d’autres sources (p.ex. des recherches qualitatives).  

Un domaine particulièrement controversé est celui de l’évaluation économique de biens environnementaux. Ici, les économistes écologiques utilisent des méthodes courantes en économie environnementale néoclassique, mais les développent davantage. On peut notamment en trouver des exemples dans le cas de l’évaluation monétaire délibérative, qui abandonne la supposition de préférences prédéfinies et dépasse partiellement l’individualisme méthodologique ainsi que le débat qui y est lié autour de la signification de la valeur sociale des services écosystémiques (Kenter et al. 2015).  

6. Idéologie et buts politiques 

L’écologie économique a un but normatif clair : l’accomplissement de la durabilité. Cette dernière est vue comme étant composée à la fois d’éléments environnementaux et sociaux, et est comprise en termes de justice intra- et intergénérationnelle : (1) L’environnement doit être préservé afin de ne pas compromettre la capacité des générations futures à profiter d’une vie agréable ; (2) Au sein de la génération actuelle, l’injustice doit être combattue. En conséquence, l’économie écologique remet en question l’idée de la souveraineté du consommateur issue de l’économie néoclassique en dirigeant des exigences normatives vers les individus. 

Dans l’économie écologique, la question de savoir si une économie durable (parfois appelée ‘économie en état stationnaire’ (“steady-state” en anglais (ndt)) est compatible avec les structures capitalistes modernes est un débat important. Dans ce cadre-là, la discussion de concepts tels que la décroissance, l’état stationnaire, la post-croissance, le post-extractivisme, le buen vivir etc. est en cours. Des stratégies pour une société sans croissance sont également en cours de développement et d’étude, notamment la réduction du temps de travail, des systèmes monétaires alternatifs, des stratégies de suffisance et d’autosubsistance ainsi que des processus économiques circulaires.    

7. Débats et analyses actuels

Un débat récurrent dans l’économie écologique concerne sa proximité méthodologique et conceptuelle avec l’économie environnementale et l’économie des ressources naturelles néoclassiques. Bien que certains participants dans ce débat appellent à une rupture radicale avec tous les éléments néoclassiques, d’autres argumentent pour une approche plus pragmatique, comprenant l’utilisation raisonnable de méthodes classiques dans certaines circonstances et l’utilisation de différentes méthodes et approches dans d’autres cas. Les contributions récentes à ce débat ont discuté des fondations philosophiques de l’écologie économique, y compris sa position envers le constructivisme (Spash 2013). Cependant, un élément important et pourtant absent ou peu clair dans la théorie économique environnementale est une théorie de l’action humaine (Vatn 2016). Un autre courant actuellement actif dans la littérature de l’économie écologique est le développement d’une macroéconomie écologique, souvent avec la coopération et l’échange des économistes postkeynésiens (Rezai and Stagl 2016)   

Comme mentionné précédemment, l’évaluation économique est un sujet fortement débattu. Une attention spéciale est donnée aux questions de savoir : si il faut oui ou non l’entreprendre tout court ; dans quelles circonstances elle pourrait s’avérer utile ; où se trouvent ses limites ; si les méthodes d’évaluation néoclassiques devraient être utilisées ; et si oui, quand (Kallis et al. 2013; Gsottbauer et al. 2015; Lo and Spash 2013). Certains économistes écologiques trouvent que l’estimation monétaire grossière de biens environnementaux est importante et utile pour informer les processus de prise de décision, tandis que d’autres expriment leurs inquiétudes quant au risque de marchandisation de la nature qu’elle entraîne (e.g. Gómez-Baggethun and Ruiz Pérez 2011). 

Dans un essai sur le futur dans leur Handbook of Ecological Economics, Martínez-Alier et Muradian (2015) ont identifié les ‘préoccupations actuelles’ et les orientations  futures suivantes pour l’économie écologique :  

  • Les services écosystémiques, la gouvernance de la biodiversité et des écosystèmes ainsi que d’autres instruments similaires dans la panoplie politique (Ring and Barton 2015), y compris des instruments comme les paiements pour les services écosystémiques;  

  • Les interactions entre les demandes grandissantes d’énergie et le changement climatique (transition vers un système de génération d’énergie plus durable) ;  

  • Les conflits socio-environnementaux (voir, p.ex. Berbés-Blázquez et al. 2016) et la gestion de ressources communes :  

  • Le métabolisme social et la décroissance, le développement d’indicateurs de durabilité qui reflètent mieux le bien être sociétal que le PBI ; et  

  • L’économie expérimentale et comportementale (p.ex. des essais de développement d’une théorie de l’action humaine, tel que demandé par Vatn 2016)  

8. Délimitation : sous-écoles, autres théories économiques et autres disciplines

L’écologie économique étant explicitement orientée vers l’interdisciplinarité, elle a des collaborations plus ou moins actives avec diverses disciplines, écoles de pensée et mouvements. Plusieurs membres de la perspective n’ont d’ailleurs pas de background économique, ce qui facilite l’échange entre différentes disciplines. En ce qui concerne la question de la croissance, il y a une forte relation avec le mouvement pour la décroissance (la plupart de la littérature concernant la décroissance est publiée dans le journal Ecological Economics). Plus généralement, l’écologie politique, l’écologie urbaine, l’écologie industrielle, l’économie féministe, l’histoire économique/environnementale et l’économie hétérodoxe institutionnelle ont de nombreux chevauchements avec l’écologie économique et il y a un grand brassage entre ces écoles de pensées. Il existe également des liens étroits avec la recherche sur la résilience, tandis que l’approche du métabolisme social a des bases en sociologie.  

Il existe quelques différences entre les sociétés régionales. Par exemple, l’United States Society for Ecological Economics (USSEE) a une orientation plus prononcée sur la pensée systémique et les interactions société-écosystème, alors que l’European Society for Ecological Economics (ESEE) souligne les aspects sociaux et institutionnels des systèmes socio-écologiques.  

Une sous-discipline récemment émergente est la macroéconomie écologique, qui est développée dans un dialogue actif avec des économistes postkeynésiens. Un autre domaine d’échange actif avec d’autres écoles concerne l’évaluation monétaire délibérative, où il y a de nombreuses connexions aux théories de la démocratie délibérative, étant donné que l’idée est d’enrichir la l’évaluation économique par des éléments de délibération et de la rendre plus ‘démocratique’.

9. Délimitation par rapport au courant dominant 

La frontière entre l’économie écologique et l’économie environnementale/des ressources néoclassique est floue et fortement débattue. Beaucoup d’économistes écologiques sont actifs dans les deux disciplines, et publient à la fois dans des journaux hétérodoxes et dans des journaux mainstream. Le ‘noyau dur’ de l’économie écologique est représenté par l’International Society for Ecological Economics (ISEE) et ses sociétés membres régionales (p.ex. L'USSEE et l’ESEE).

En général, l’économie écologique diffère de l’économie environnementale/des ressources conventionnelle par son focus sur la justice intra- et intergénérationnelle, le postulat de la durabilité forte et une vue plus holistique des systèmes socio-écologiques. Sa vision de l’être humain est également plus flexible et pragmatique que l’homo economicus. L’accent mis sur les institutions est également plus prononcé. L’économie écologique reconnait explicitement son contexte normatif et insiste sur la pluralité de valeurs que les gens représentent, allant donc bien plus loin que l'utilitarisme étroit de l’économie néoclassique. La recherche est clairement orientée vers la résolution de problèmes, et sa pertinence pour les politiques publiques est un critère important. Alors que l’économie environnementale et l’économie des ressources naturelles néoclassiques sont basées sur l’hypothèse de la durabilité faible, la plupart des économistes écologiques soutiennent l’idée de la durabilité forte.  

10. Institutions 

Pionniers: 

Sigfried von Ciriacy-Wantrup  

H.T. Odum  

K. William Kapp  

Nicholas Georgescu-Roegen  

Herman Daly  

Kenneth Boulding  

  

Journaux:

Ecological Economics  

Environmental Policy & Governance  

Environmental Values  

  

Organisations: 

International: ISEE, comprenant les associations regionals suivantes: ASEE (Afrique), ASAUSEE (Argentine, Uruguay), ANZSEE (Australie, Nouvelle-Zélande), ECOECO BRAZIL (Brésil), CANSEE (Canada), ESEE (Europe), INSEE (Inde), SMEE (Amérique Centrale), RSEE (Russie), USSEE (États-Unis) 

Allemagne: Vereinigung für Ökologische Ökonomie (VÖÖ)  

Autres: CASSE (Center for the Advancement of the Steady State Economy), Institute for Ecological Economics (Université de Vienne), Gund Institute for Ecological Economics (University du Vermont), Beijer Institute of Ecological Economics (Stockholm) 

   

Références       

Berbés-Blázquez, M., González, J.A., Pascual, U., 2016. Towards an ecosystem services approach that addresses social power relations. Current Opinion in Environmental Sustainability, Sustainability science 19, 134–143. 

Chan, K.M.A., Satterfield, T., Goldstein, J., 2012. Rethinking ecosystem services to better address and navigate cultural values. Ecol. Econ. 74, 8–18. 

Daly, H.E., 1997a. Reply to Solow/Stiglitz. Ecological Economics 22, 271–273. 

Daly, H.E., 1997b. Georgescu-Roegen versus Solow/Stiglitz. Ecological Economics 22, 261–266. 

Georgescu-Roegen, N., 1971. The Entropy Law and the Economic Process. Harvard University Press, Cambridge, MA. 

Gómez-Baggethun, E., Ruiz Pérez, M., 2011. Economic valuation and the commodification of ecosystem services. Prog. Phys. Geogr. 35, 613–628. 

Gsottbauer, E., Logar, I., van den Bergh, J., 2015. Towards a fair, constructive and consistent criticism of all valuation languages: Comment on Kallis et al. (2013). Ecol. Econ. 112, 164–169.  

Kallis, G., Gómez-Baggethun, E., Zografos, C., 2013. To value or not to value? That is not the question. Ecol. Econ. 94, 97–105. 

Kenter, J.O., O’Brien, L., Hockley, N., Ravenscroft, N., Fazey, I., Irvine, K.N., Reed, M.S., Christie, M., Brady, E., Bryce, R., Church, A., Cooper, N., Davies, A., Evely, A., Everard, M., Fish, R., Fisher, J.A., Jobstvogt, N., Molloy, C., Orchard-Webb, J., Ranger, S., Ryan, M., Watson, V., Williams, S., 2015. What are shared and social values of ecosystems? Ecol. Econ. 111, 86–99. 

Lo, A.Y., Spash, C.L., 2013. Deliberative Monetary Valuation: In search of a democratic and value plural approach to environmental policy. Journal of Economic Surveys 27, 768–789. 

Martínez-Alier, J., Muradian, R., 2015. Looking forward: current concerns and the future of Ecological Economics, in: Martínez-Alier, J., Muradian, R. (Eds.). Handbook of ecological economics. Edward Elgar, Cheltenham, UK, 473–482. 

Rezai, A., Stagl, S., 2016. Ecological macroeconomics: Introduction and review. Ecol. Econ. 121, 181–185. 

Ring, I., Barton, D.N., 2015. Economic instruments in policy mixes for biodiversity conservation and ecosystem governance, in: Martínez-Alier, J., Muradian, R. (Eds.), Handbook of Ecological Economics. Edward Elgar, Cheltenham, UK, 413–449. 

Rockström, J., Steffen, W., Noone, K., Persson, Å., Chapin, F.S., Lambin, E.F., Lenton, T.M., Scheffer, M., Folke, C., Schellnhuber, H.J., Nykvist, B., de Wit, C.A., Hughes, T., van der Leeuw, S., Rodhe, H., Sörlin, S., Snyder, P.K., Costanza, R., Svedin, U., Falkenmark, M., Karlberg, L., Corell, R.W., Fabry, V.J., Hansen, J., Walker, B., Liverman, D., Richardson, K., Crutzen, P., Foley, J.A., 2009. A safe operating space for humanity. Nature 461, 472–475. 

Røpke, I., 2005. Trends in the development of ecological economics from the late 1980s to the early 2000s. Ecol. Econ. 55, 262–290. 

Spash, C.L., 2013. The shallow or the deep ecological economics movement? Ecol. Econ. 93, 351–362. 

Vatn, A., 2016. What ecological economics needs to advance. In: ESEE (Ed.). 1996–2016 Anniversary Bulletin: Reflections on two decades of Ecological Economics in Europe. 

Modules de cours assignés

Titre Institution Date de début Niveau
Greening the Economy: Sustainable Cities Lund University always débutant
Sustainable Urban Development Delft University of Technology rythme libre débutant
Sustainability, Resilience, and Society University of Washington rythme libre débutant
Economics of Climate-Resilient Development - rythme libre avancé

Organisations et liens

Littérature

Ecological economics: the science and management of sustainability
Costanza, Robert
Année de publication: 1992
Columbia University Press

Routledge Handbook of Ecological Economics: Nature and Society
Spash, Cliv (Ed.)
Année de publication: 2017
Routledge

Handbook of Ecological Economics
Martínez-Alier, Joan; Muradian, Roldan (Eds.)
Année de publication: 2015
Edward Elgar

Ecological Economic: an Introduction
Common, Michael; Stagl, Sigrid
Année de publication: 2009
Cambridge

Ecological Economic: Principles and Applications
Daly, Herman; Farley, Joshua
Année de publication: 2004
Island Press

L'économie écologique
Douai, Ali et Plumecocq, Gaël
Année de publication: 2017
La Découverte

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