La transformation de la relation sociale à l’énergie du fordisme au capitalisme néolibéral

La transformation de la relation sociale à l’énergie du fordisme au capitalisme néolibéral
Durand, Cédric et Cahen-Fourot, Louison
Revue de la régulation, 2016
Niveau: avancé
Perspectives: Économie écologique, Économie post-keynésienne, Économie institutionnelle, Économie politique marxiste
Sujet: Alternatives au PIB, Capitalisme, décroissance, financiarisation, ressources, environment & climat, transformation socio-écologique
Format: Texte
Lien: https://journals.openedition.org/regulation/12015

Dans cette contribution, nous examinons la relation sociale à l’énergie au sein du régime d’accumulation fordiste et du capitalisme financiarisé et mondialisé qui s’est mis en place depuis les années 1970. L’objectif est d’identifier des ruptures dans les modalités d’usage de l’énergie qui accompagnent les transformations observées dans d’autres domaines. Pour cela, nous procédons à une analyse empirique et comparatiste de l’utilisation de l’énergie dans les principales économies à haut revenu (Allemagne, États-Unis, France, Japon et Royaume-Uni) entre 1950 et 2010. Le fordisme se caractérise par une utilisation extensive de l’énergie et une utilisation intensive du travail. Les forts gains de productivité de ce dernier sont alimentés notamment par une augmentation rapide de la quantité d’énergie incorporée au processus de production. À partir de 1970, le ralentissement de la croissance de la quantité d’énergie coïncide avec le ralentissement de la productivité du travail et contribue à l’érosion du compromis social fordiste. L’émergence du néolibéralisme se traduit par une restauration de la part du capital dans le partage de la valeur ajoutée et s’accompagne, d’une part, d’une utilisation de plus en plus intensive de l’énergie, la productivité de celle-ci se mettant à augmenter fortement dans les principaux pays à haut revenu ; d’autre part, par la délocalisation de l’utilisation de l’énergie.


Ce matériau a été suggéré et édité par:

Donation

Ce projet est supervisé par des membres du réseau international pour une science économique pluraliste, dans la sphère germanophone (Netzwerk Plurale Ökonomik e.V.) et dans la sphère francophone (Rethinking Economics Switzerland / Rethinking Economics Belgium / PEPS-Économie France). Nous sommes fortement attachés à notre indépendance et à notre diversité et sommes donc dépendants de donations de personnes telles que vous. Des dons réguliers ou ponctuels sont les bienvenus!